Naturopathe-micronutritionniste Reims-Châlons
Sylvie Simonnet

Santé

Burn-out ! Ce trouble en pleine progression cache une souffrance qui peut entraîner la personne qui en est victime à déposer les armes et à commettre l'irréparable...

Ce syndrome d'épuisement, qui toucherait 3,2 millions d'actifs en France, a été défini pour la première fois dans les années 1970 par le Dr Herbert Freudenberger, psychiatre américain. Il a recensé douze étapes conduisant au processus : ambition, exigences excessives, méconnaissance de ses propres besoins, difficulté à faire face aux tensions, régression des valeurs, déni des problèmes, retrait, changements dans le comportement, dépersonnalisation, vide intérieur, dépression, puis syndrome d'épuisement professionnel. Où en êtes-vous ?

Des efforts de plus en plus intenses pour une faible reconnaissance professionnelle

Le burn-out présente une gravité qui peut justifier une incapacité permanente professionnelle.  Les professions les plus touchées sont les agriculteurs, les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise et les cadres supérieurs travaillant sous une pression permanente et dans un contexte de plus en plus exigeant.

Les personnes à risque présentent la particularité d'être responsables, très engagées dans leur travail et méticuleuses. "Elles se jettent de toutes leurs forces dans ce qu'elles entreprennent et attendent que leurs efforts soient récompensés", explique le Dr Herbert Freudenberger, à l'origine du questionnaire du stress du même nom. Elles n'ont pas le temps de s'arrêter ou de prendre des vacances !

D'abord une phase d'épuisement

Le terme burn-out signifie 'brûler jusqu'à ce que toute substance énergétique disparaisse, se consumer entièrement". Ce syndrome d'épuisement physique et émotionnel trouve son origine dans un surcroît de travail, de telle sorte que la personne sur-utilise ses ressources internes et dépasse ses capacités de récupération. Elle passe de plus en plus de temps au travail, alors que, très fatiguée, elle devrait s'arrêter pour souffler. 

Sur le plan biologique, on constate d'abord une baisse sensible des taux de dopamine et de noradrénaline. Si la sérotonine tient, l'organisme arrive encore à s'adapter. Mais dès que le taux de sérotonine chute également, c'est l'effondrement. On constate un épuisement surrénalien avec un effondrement du cortisol, de la DHEA et de la mélatonine. 

Des conséquences graves 

Le burn-out se manifeste principalement par des problèmes métaboliques (hypertension et hyperinsulinorésistance), une fragilité du système immunitaire entraînant un risque plus fréquent d'infections de la sphère ORL et de maladies auto-immunes et des troubles cognitifs (perte de mémoire et manque de concentration). Ce stress mal géré est à l'origine d'une hyperméabilité de l'intestin grêle (leaky gut syndrom), d'un déséquilibre de la flore intestinale et d'une inflammation de bas grade (ou de bas bruit), à l'origine de la plupart des maladies d'inflammation chronique.

La personne se déprécie et peut avoir honte de sa fragilité. Isolée car n'étant plus en capacité de communiquer avec l'extérieur, elle peut souffrir d'une grave dépression et vouloir mettre fin à ses jours.  

Le stress au travail est responsable d'une augmentation des risques d'infarctus chez les femmes. C'est ce qui ressort d'une étude publiée par la Revue Neurology en octobre 2015.

Pensez-vous être concerné ?

L'échelle de Holmes-Rahe mise au point en 1967 permet de définir son niveau de stress suite à des changements de vie : décès du conjoint, divorce, perte de salaire, maladie, mais aussi mariage, départ en vacances ou fêtes de fin d'année. Les Dr Thomas H. Holmes et Richard Rahe ont créé ce test à partir d'unités de changement de vie calculés en expériences.

Des signes témoignent également du passage d'un stress chronique au syndrome de burn-in ou de burn-out : asthénie, irritabilité, addictions, nervosité, compulsions alimentaires, troubles du sommeil ...

Dès que l'on n'a plus de satisfaction au travail, que l'on est fatigué sans raison, peu productif, pour ne pas dire "ailleurs", irritable, anxieux, que l'on se replie sur soi et cherche à décompresser par des excès alimentaires (sucré ou salé), l'alcool ou le jeu : attention, danger ! Il est temps de prendre soin de soi, pour ne pas basculer dans le burn-out, syndrome qui peut nécessiter de longs mois d'arrêt de travail . Parlez-en à votre médecin !

Une action globale

En plus des traitements que votre médecin sera amené à vous proposer, une réforme alimentaire doit être envisagée, complétée par des micronutriments nécessaires au bon fonctionnement des neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline, sérotonine, mélatonine et GABA).

L'exercice physique est vivement recommandé, de même que des techniques de relaxation : cohérence cardiaque, méditation, luminothérapie, massages ...

Une démarche globale est nécessaire.

 

Sources : Burn-out : le détecter et le prévenir. Catherine Vasey. Editions Jouvence. 2012

Du stress chronique au burn-out, comprendre les différents stades pour apporter les solutions : conférence du Dr Ludovic Rondini, février 2015

Echelle de Holmes-Rahe : fr.actsweb.org/testdestress.php


Articles similaires

S'abonner !

Pour vous abonner à la liste de diffusion de ma Newsletter, vous pouvez me laisser votre adresse email ci-dessous :

Envoyé !

Derniers articles

Catégories

Mots clés

Réalisation & référencement Simplébo   |   Site partenaire de Annuaire Thérapeutes

Connexion