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Sylvie Simonnet Châlons-en-Champagne et Le Guilvinec (Finistère)

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Le sucre, notre ennemi numéro 1 ? Ce produit de consommation (trop) courante fait des ravages dans les populations occidentales, avec l'explosion des cas de diabète de type 2. Où en êtes-vous dans votre consommation ?

Le sucre serait à l'origine de 35 millions de décès par an dans le monde.

Il est partout, en se cachant dans les charcuteries, les sauces ou les biscuits apéritif. En moyenne, les Français consomment l'équivalent de 18 morceaux de sucre par jour. S'en passer est impossible pour beaucoup d'entre eux. Beaucoup tombent dans le craving, cette envie irrépressible de produits sucrés dont on ne peut se défaire. 

Tous accros ?

A votre avis, combien de kilos de sucre consomme-t-on en moyenne par an et par habitant en France ?  Réponse : 50 kg. Pour rappel historique : 600 grammes en 1780, 2,4 kg en 1840 et 8 kg en 1900.  

Ce n'est pas sans conséquences sur la santé : résistance à l'insuline, diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, candidoses chroniques, augmentation du risque de maladie d'Alzheimer ... Pour lutter contre la flambée des cas de diabète, l'Organisation Mondiale de la Santé préconise de réduire l'apport quotidien de sucres à moins de 10 % de la ration énergétique totale.

Glucides et sucres, quelle différence ?

Les glucides sont un carburant indispensable par l'énergie directement utilisable qu'ils fournissent à nos cellules. Ils libèrent du glucose qui va être oxydé par la respiration ou la fermentation. La différence entre l'amidon (pain, pâtes, riz ...) et le sucre de table vient du fait que ce saccharose (sucre composé de deux ose) libère du glucose plus rapidement que l'amidon. Cela veut dire que l'organisme reçoit du "carburant" plus rapidement, avec une libération d'insuline également plus importante surtout si le sucre est consommé seul. L'amidon, digéré plus lentement, fournit du glucose de façon continue.

Les "sucres" constituent une classe chimique très variée. Il y a l'amidon dans le pain ou les céréales, autrefois appelés sucres "complexes", et le saccharose dit "sucre "rapide". Cette distinction n'a plus court. On parle d'index glycémique (IG) qui mesure la quantité de sucre dans le sang dans les deux heures après l'ingestion d'un aliment. Plus l'index glycémique est élevé, plus le pancréas est obligé de sécréter de l'insuline pour compenser. Les produits sucrés sont ceux qui ont les taux d'IG les plus élevés. Mais pas que ... Il y a aussi le pain blanc, le riz blanc, les gâteaux  fabriqués avec une farine "blanche "...

Le sucre blanc est du saccharose extrait de la betterave sucrière ou de la tige de la canne à sucre. C'est celui que vous mettez dans votre tasse de café, mais il est utilisé aussi comme agent de texture par l'industrie agro-alimentaire. Purifié et blanchi, il fait partie de ces aliments à calories vides : sans vitamines, ni minéraux ni oligo-éléments.  

Les fruits et le miel contiennent du fructose naturel, un bon produit s'il est consommé avec modération car il agit peu sur la glycémie. De plus, le miel est considéré comme un prébiotique, favorable à la flore intestinale.

Le problème est ailleurs. Les industriels ont progressivement remplacé le saccharose et le fructose des produits sucrés par le sirop de glucose à haute teneur en fructose (SGHTF) ou le sirop de glucose-fructose (HFCS). Ces sucres mal métabolisés par le foie génèrent à la longue une résistance à l'insuline et une infiltration graisseuse. On parle de la maladie du foie gras ! Donc attention aux sirops de maïs, de riz, d'orge ou de blé ! Ils sont partout dès que vous achetez un produit industriel sucré et s'ajoutent souvent au saccharose. 

Surconsommation de sucres : quelles conséquences ?

Elles sont inquiétantes : troubles du métabolisme débouchant sur le diabète de type 2 (3 millions de diabétiques en France dont 700 000 qui l'ignorent), déséquilibre de la balance acido-basique de l'organisme et augmentation du risque de déminéralisation par dissolution des sels minéraux du squelette, développement d'une dysbiose intestinale par prolifération du candida albicans, affaiblissement du système immunitaire... 

Le sucre raffiné n'a aucune valeur micronutritionnelle. Il perturbe la fixation des minéraux dont le calcium. Sa surconsommation entraîne une surutilisation cellulaire des vitamines du groupe B indispensables notamment au bon fonctionnement du cerveau. Les surrénales sollicitées par la glycorégulation s'épuisent.

Pour le Pr Joseph Egger, neuropédiatre italien, "le sucre agit comme un déclencheur et un renforçateur des symptômes du trouble de déficit de l'attention et de l'hyperactivité (TDAH) chez l'enfant".  

Sucre et cancer : quel lien ?

Selon une équipe de l’Université du Texas MD Anderson Cancer Center, il y aurait un lien de causalité entre la (sur)consommation de sucre et le risque de certains cancers. Les scientifiques ont identifié le mécanisme par lequel le saccharose ou le fructose alimentaires facilitent chez des rongeurs la croissance de tumeurs mammaires et la survenue de métastases pulmonaires. Ils ont identifié la voie moléculaire 12-lipoxygénase (12-LOX) en cause dans ce processus de croissance tumorale. Cette voie pourrait favoriser l’inflammation des tumeurs et leur croissance. Cette hypothèse reste à valider chez l'homme. Source : www.idietetique.com

Peut-on se passer de sucre ?

Pas facile ! Le sucre raffiné entraîne une dépendance aussi forte que celle générée par la cocaïne et la morphine, par la libération de peptides opioïdes (une sorte de morphine endogène), responsables de la sensation de plaisir sucré. Des expériences ont été menées sur des rats qui ont préféré à 94 % l'eau sucrée à la cocaïne !

Même si l'on ne veut pas manger de sucre, on en consomme dans les produits industriels : soupe, cordon bleu, surimi ... car il donne du goût aux produits. www.lanutrition.fr a publié la liste de ces aliments "sucrés cachés".  Consultez-la et partez en courses en restant vigilants !

Et pas de précipitation sur les édulcorants de synthèse ou naturels. Ces molécules entretiennent le goût du sucré et ne nous aident pas dans notre "sevrage". L'aspartame conseillé aux diabétiques modifie sur le long terme la flore intestinale, ce qui pourrait entraîner une intolérance au glucose.


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