Naturopathie-nutrition-micronutrition-biothérapies
Sylvie Simonnet Reims-Châlons-en-Champagne et bientôt Le Guilvinec

Mincir durablement

Mincir sans faire de régime : ça paraît provoquant, avec toutes ces méthodes proposées dès les beaux jours.  Et pourtant ... 

Toutes les études le démontrent : les régimes ne font pas mincir durablement

Pire, 80 % des personnes reprennent du poids et même plus que leur poids initial un an après l'arrêt d'un régime selon une étude de l'ANSES dirigée par Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l'Institut Pasteur de Lille. L'étude Diogenes (Diet Obesity and Genes) a suivi des centaines de personnes après un régime hypocalorique (perte de 11 kg en moyenne). La reprise de poids a été plus forte pour celles qui ont suivi un régime faible en protéines et riche en glucides à Index glycémique (IG) élevé. En revanche, les personnes qui ont consommé des protéines à hauteur de 25 % des apports nutritionnels totaux et des glucides à IG bas ont pu maintenir leur poids obtenu grâce au régime.   

Basés sur la régulation de l'équilibre énergétique, les régimes ont des impacts à long terme : perte de masse musculaire pour les régimes hypocaloriques, acidose métabolique latente, libération excessive de déchets azotés, production de radicaux libres générateurs d'oxydation et putréfaction intestinale pour les régimes hyper-protéinés. Joli tableau ! La perte de poids trop rapide libère des toxines que le foie et les reins ne sont pas toujours en capacité d'éliminer. Sans parler des déficiences micronutritionnelles fréquentes et de la frustration quand on se prive pendant des semaines, voire des mois, de ce chocolat ou de ce saucisson sec que l'on aime tant ! 

Sur les 17 régimes passés au crible par l'ANSES (Dukan, Atkins ...), plus de 70 %  d'entre eux ne permettent pas de couvrir les besoins micronutritionnels quotidiens en vitamine D, fer ou en magnésium. C'est la porte ouverte aux problèmes : hypofertilité, perte de masse osseuse, troubles de l'humeur ...

Mais l'industrie de l'amaigrissement rapporte beaucoup d'argent  : 2,5 milliards de dollars aux Etats-Unis en 2014.

Or tout régime quel qu'il soit ne traite que la partie visible de l'iceberg. Ce sont les causes de la prise de poids qu'il faut analyser et traiter.

La méthode la plus favorable pour mincir durablement est précisément de ne pas suivre un régime, mais d'adopter une réforme alimentaire personnalisée et durable, en lien avec votre terrain. 

Car si nous sommes tous soumis à un environnement susceptible de nous faire prendre du poids, nous ne grossissons pas tous !

Les freins à la perte de poids

Il est clair que l'on prend du poids si nos apports en calories sont supérieurs aux besoins de notre organisme.

Nous sommes soumis au génotype d'épargne de nos ancêtres des cavernes. Ils pouvaient survivre en mangeant peu parce que ce génotype leur permettait de s'adapter aux jours de disette. Et nous l'avons gardé ! Cela veut dire que plus l'on mange, plus l'on va grossir. Or nos besoins énergétiques ne sont plus ceux du Paléolithique ! Ils ont fortement diminué au fil du temps par l'allègement des taches consommatrices d'énergie. La mécanisation et l'informatisation ont rendu le travail moins pénible. On prend désormais plus facilement l'ascenseur que l'escalier ! Et le chauffage a supprimé les dépenses nécessaires à la thermorégulation. On aurait dû adapter nos apports alimentaires en conséquence. Or la ration globale n'a pas changé ou peu et la quantité globale de micronutriments a fortement diminué au profit de "calories vides" : tous ces aliments industrialisés, déjà préparés, trop gras, trop sucrés et chargés en additifs ne nous aident pas. Où sont passés le magnésium, les vitamines B et C ... ?    

Nous sommes tous différents !

Il y a des personnes minces par constitution. Elles ne prendront pas un gramme ou si peu, si elles mangent plus. Et il y a celles qui ont hérité d'une propension à grossir. Le moindre écart vire à la catastrophe. Les situations sont donc personnelles, ce que les régimes ne prennent pas en compte.

Plusieurs causes peuvent contribuer à la prise de poids : des dérèglements hormonaux (résistance à l'insuline, dysfonctionnement de la thyroïde ...), des troubles digestifs liés à une dysrégulation de la flore intestinale, l'excès de stress mal géré et des problèmes de sommeil, un métabolisme insuffisant en raison de régimes amincissants répétés, une sédentarité préjudiciable à la masse musculaire ... On parle de freins à l'amincissement.

Avant toute réforme alimentaire, il est nécessaire de consulter un médecin pour définir les dysfonctionnements éventuels : hypothyroïdie, diabète ... 

L'effet yo-yo des régimes  

A force de faire des régimes, on perd de la masse grasse (c'est ce qu'on voulait), mais aussi de la masse maigre (du muscle pour faire simple) et là, c'est moins bien. Car le métabolisme de base va diminuer, ce qui veut dire que les dépenses caloriques dépensées au repos seront plus faibles. Si après le régime, on remange comme avant, on va grossir. Mais surtout, on va reprendre de la masse grasse et pas du muscle.  

Plus l'on fait de régimes, plus les échecs sont fréquents par les pulsions alimentaires qu'ils génèrent. On ne maigrira plus, même si l'on se soumet à un nouveau régime. 

Compenser par le sport ? Oui, mais raisonnablement et à des moments et à une intensité adaptés. Car ce n'est pas une bonne idée si l'on se lance dans une activité trop importante. Regardez les joggeurs du dimanche, essoufflés à la fin de leur course. En cas d'activité intense et durable, on va manger plus au repos pour compenser la fatigue et l'on reprend du poids. Tous ces efforts pour rien ! 

Notre génétique en cause

Certaines personnes souffrent de prédispositions génétiques qui leur font prendre du poids par mutation sur le gène de la leptine, l'hormone de satiété. Un enfant dont les parents souffrent d'obésité a 70 % de risques supplémentaires de devenir obèse à l'âge adulte.
Si l'obésité peut être influencée par des facteurs génétiques, des études ont montré qu'ils s'activeraient plus ou moins selon l'hygiène de vie. Une heure de marche par jour réduirait cette influence génétique défavorable à hauteur de 50 %. A contrario, la sédentarité et le temps passé devant la télévision augmenteraient cette influence à hauteur de 50 %. Tout n'est donc pas joué dès la naissance !

Stress et prise de poids  

Lorsque nous sommes stressés, nous produisons plus d'insuline, hormone de stockage de la masse grasse. Une étude de l'Ohio State University publiée dans le Biological Psychiatry a démontré que stress et graisses alimentaires saturées ne faisaient pas bon ménage. Les femmes stressées et ayant consommé ce type de graisses voyaient leur métabolisme se réduire et l'aiguille de la balance monter sensiblement : + 5 kg en un an par rapport au groupe de femmes non stressées et soumises à la même alimentation. Une raison supplémentaire de veiller au contenu de son assiette si l'on subit au quotidien le surmenage du travail, des transports et des retours pas faciles à la maison.

En cas de stress, l'hormone de croissance perd de son efficacité. C'est la même chose si l'on souffre d'insomnie (cette hormone est sécrétée la nuit) ou de dépression. Or une moindre sécrétion de l'hormone de croissance entraîne une prise de poids. Apprendre à gérer son stress et retrouver un bon sommeil sont donc des préalables à tout programme minceur.

Et si tout venait de l'intestin ?

Les études menées sur la flore intestinale depuis 2006 l'associent désormais au surpoids. Pour le Dr Benedetti : "l'idée de départ est que les souches majoritaires de la flore chez les obèses récupèrent mieux les calories alimentaires, favorisant ainsi la prise de poids. Au-delà des prédispositions génétiques, des facteurs environnementaux, dont l'alimentation et l'exercice physique sont les principaux, la composition de la flore intestinale contribuerait-elle à l'obésité ?". 

Les études montrent que les aliments prébiotiques permettent la fabrication, par la flore, de butyrate, un acide gras à courte chaîne. Il nous aiderait à maigrir car il permet la multiplication de cellules capables de sécréter l'hormone GLP1, favorable à la satiété.

Les travaux de Sergueï Fetissov de l'INSERM-Université de Rouen montrent qu'une protéine, sosie de l'hormone de satiété, la mélanotropine, est perturbée en cas de flore fragilisée. Les bactéries intestinales pourraient générer une réaction d'anticorps contre cette protéine et modifieraient notre sensation de faim. La boulimie s'installerait, malgré les efforts des personnes à vouloir maintenir une prise alimentaire mesurée.    

Mincir, c'est donc maintenir une flore favorable à l'assimilation optimale des nutriments. Si vous souffrez de ballonnements, de flatulences, de douleurs intestinales et d'alternance entre constipation et diarrhées, c'est souvent parce que votre flore intestinale est perturbée. Il faut déjà remettre de l'ordre dans vos intestins et pas n'importe comment.

Quel est votre terrain ?

Avez-vous des difficultés digestives ? Avez-vous des envies irrépressibles d'aliments sucrés en fin de journée ? Où se placent vos petits bourrelets ? Plutôt sur le ventre ? Avez-vous grossi rapidement à l'arrêt du sport ? Votre alimentation est-elle adaptée ou conduit-elle à des déficiences micro-nutritionnelles et comment le savoir ?  

La réponse à ces questions et vos habitudes de vie permet de vous accompagner dans une réforme alimentaire personnalisée et durable pour mincir ... sur la longueur. Car rien ne sert de courir ...  

 

Avertissement ! Si vous suivez un traitement médical pour une maladie grave ou des troubles de l'alimentation, prenez l'avis d'un médecin avant tout changement alimentaire. 

 

 

 


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