Naturopathie-nutrition -micronutrition - biothérapies
Sylvie Simonnet Châlons-en-Champagne et Le Guilvinec (Finistère)

Santé

70 à 90 % des maladies chroniques seraient causées directement ou indirectement par les pollutions environnementales, si bien qu'une nouvelle pratique médicale a vu le jour : la médecine environnementale. 

Tous concernés !

Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), dérivés organo-halogénés dont les dioxines et les PCB, amiante, métaux lourds (plomb, mercure, cadmium ...), pesticides, additifs alimentaires ... sont quelques-uns des polluants qui menacent l'homme. Car ces substances s’accumulent dans l'organisme.  

Un Français ingère près d'1,5 kg d'additifs et de pesticides par an. Les populations les plus fragilisées sont les 2 à 4 ans, en raison de leur masse corporelle faible.

Une étude menée en 2004 (il y a 15 ans déjà !) par WWF sur 47 parlementaires européens, tout pays confondu, a révélé la présence de 76 produits chimiques toxiques dans le sang sur 101 recherchés. 

Un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 15 mars 2016 révèle qu'un quart des décès dans le monde est provoqué ou accéléré par les pollutions environnementales, soit plus de 12 millions de décès par an.

Les chiffres ne sont guère plus rassurants en France avec 48 000 décès par an dus aux particules fines. 34 000 décès pourraient être évités. La pollution environnemantale se classe au 3e rang des causes de décès prématurés. Source : Etude Impact Santé publique France

 

"Dans les pays développés, on est passé d'une pollution bactériologique à une pollution industrielle, et, aujourd'hui, à une pollution chimique". Extrait de "Sang pour sang toxique" de Jean-François Narbonne.

 

La situation sanitaire se dégrade avec le développement de maladies chroniques, comme le diabète de type 2, l'obésité et certains cancers dont l'incidence est croissante depuis 1950 au sein de toutes les tranches d'âge. Aujourd'hui, le cancer n'est plus exclusivement une maladie de la personne âgée, car les enfants y sont de plus en plus exposés depuis une vingtaine d'années. Un grand nombre de polluants traverse la barrière placentaire et contamine l’embryon. Ils se concentrent dans le tissu graisseux et se retrouvent dans le lait de la mère qui allaite.

Au niveau européen, un enfant sur sept est asthmatique, une maladie aggravée par la pollution des villes et des habitations. L'hérédité n'expliquerait qu'une petite partie des pathologies.

L'exposition à certains produits chimiques est à l'origine de l'augmentation des malformations congénitales. La Fédération internationale de gynécologie et obstétrique souligne la responsabilité de certains polluants de l'environnement sur les risques d'enfants "prépollués", in utero, et sur les troubles de la fertilité (Lettre Médecine du sens n°88).

L'hyperactivité et le déficit d'attention (THADA) dont souffre un nombre croissant d'enfants est en lien avec la pollution de la chaîne alimentaire et environnementale.

La stérilité, en particulier masculine, est en augmentation dans les pays fortement industrialisés.

 

Des métaux sous surveillance 

L'intoxication chronique aux métaux lourds dépend de notre terrain individuel, c'est-à-dire de notre capacité à les éliminer naturellement. L'intoxication massive est rare : empoisonnements à l'arsenic ou au plomb (saturnisme). C'est l'intoxication à petites doses qui pose le plus problème.

Les métaux lourds chélatent (éliminent) les oligoéléments et entraînent des déséquilibres au sein de l'organisme. Ils participent à l'oxydation du corps en générant des radicaux libres et détruisent la flore intestinale. Ils affaiblissent le système immunitaire et diminuent les facultés sensorielles et intellectuelles.

Le mercure apparaît comme le plus dangereux car il potentialise les effets toxiques des autres métaux lourds. On parle d'effet cumulatif. En 2013, un premier accord mondial contre le mercure a été signé par 120 pays, à Manamata, pour interdire le mercure d'ici 2020 dans les thermomètres, les tensiomètres, les crèmes et lotions cosmétiques, les lampes fluorescentes et les instruments de mesure. Aucune décision n'a été prise concernant les amalgames dentaires.

Le cyanure de mercure était largement utilisé au Moyen Age et à la Cour de France comme anti-infectieux en cas de syphilis. C'est le métal le plus étudié car on le retrouve partout : amalgames dentaires par un relargage permanent, conservateur des vaccins (thiomersal), air pollué par les usines, les épandages et les crémations, produits de nettoyage des verres de contact, poissons et mollusques, eau du robinet, encres d'impression ...

La dose hebdomadaire jugée acceptable par les autorités sanitaires européennes a été fixée à 1,8 ug par kg de poids corporel et par semaine. On parle de Dose Sans Effet Délétère Observable (DSEDO). Si vous êtes un très gros consommateur de poissons, la dose peut être facilement dépassée, surtout avec ceux de fin de chaîne alimentaire (espadon, requin, bonite, barracuda, thon ...) ou à croissance lente (flétan). Il est conseillé de consommer des petits poissons (anchois, sardines, maquereaux, harengs ...), de diversifier les espèces ou de se supplémenter en huiles de poissons de qualité pour bénéficier des Omega-3, sans souffrir des effets néfastes du mercure. La dépose des amalgames dentaires nécessite un protocole rigoureux à faire effectuer par un dentiste formé.

Il est conseillé également d'aérer tous les jours son habitation et de ne pas utiliser de parfums d'ambiance dans la maison ou la voiture autre que naturels.  

 

A lire :

"Sang pour sang toxique". Jean-François Narbonne. 2016. Editions Thierry Souccar 

Sources : www.medecine.environnementale.org  et www.artac.info

Principes de santé. N° 47. Juillet-août 2012


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